Connaître le jargon photo pour bien choisir son appareil

lundi 2 février 2009
par  Daniel
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La focale
 
La focale d’un objectif détermine son angle de vision. Un objectif de 28 mm (de focale) permet de photographier une vaste zone, un panorama, ou un groupe de personnes réunies dans une petite pièce. On dit qu’il s’agit d’un grand-angle. A l’inverse, un objectif de 300 mm permet de rapprocher un objet éloigné. Ce type d’objectif, appelé téléobjectif, permet de photographier des animaux éloignés, par exemple. On peut retenir que plus la longueur focale est courte, plus la scène est large. Inversement, plus la longueur focale est élevée, plus la scène sera étroite et rapprochée.

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En photo numérique, il reste un problème : la distance focale varie d’un appareil à l’autre à cause des tailles différentes des capteurs des appareils photo (la focale se calcule aussi par rapport à la taille du capteur). Plutôt que d’entrer dans des calculs savants, il est convenu d’utiliser une équivalence qui se fonde sur l’ancien standard de la photo, le 24 x 36 mm. Une valeur plus parlante qui permet aussi de comparer les appareils entre eux.
La définition du capteur photo correspond à une taille de l’image en pixels. Un capteur de 12 mégapixels produira, par exemple, des fichiers de 4 288 x 2 848 pixels (= 12,2 millions). Une définition importante apporte plus de détails dans les images, mais cela n’est vraiment utile que dans deux cas : l’impression de qualité et la retouche de photos. Pour l’impression, jusqu’au format A4, une définition de 5 mégapixels est nettement suffisante. En revanche, si vous comptez imprimer des affiches en grand format, il vous en faudra plus.

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Il peut être également intéressant d’avoir une définition importante si vous faites de la retouche d’images pour recadrer vos clichés, tout en conservant la possibilité de les imprimer dans de bonnes conditions. Pour résumer, si vous comptez uniquement regarder vos photos sur un écran (même full HD) ou imprimer des petits formats (de 10 x 15 cm à A4), la définition du capteur n’est absolument pas un critère de choix prépondérant.
 
L’Ouverture
Très souvent négligée, l’ouverture d’un objectif est pourtant une donnée fondamentale. C’est elle qui indique la capacité d’ouverture du diaphragme, un iris en métal ou en plastique situé au coeur de l’objectif, et donc la quantité de lumière qui arrive jusqu’au capteur. Plus il y a de lumière, moins le temps d’exposition (pour faire rentrer la lumière nécessaire) est élevé. Concrètement, avec une grande ouverture, vous aurez besoin de moins de lumière pour prendre la photo qu’avec une petite ouverture : c’est donc un atout pour prendre des photos dans des lieux sombres sans recourir au flash, et sans faire de photos floues à cause d’un temps d’exposition trop long.

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L’information est indiquée par le nombre f. Plus le nombre f est petit (f :2,8 ou f/2,8), plus l’ouverture est grande et inversement. Sur les zooms, l’ouverture est le plus souvent mentionnée sous la forme f :2,8-4,5 ou f/2,8-4,5. Ce sont les ouvertures maximales à la position grand angle et téléobjectif.
 
La sensibilité Iso
Cette norme indique la sensibilité du capteur à la lumière. Plus la valeur Iso est élevée, moins le capteur a besoin de lumière. Le capteur a une sensibilité dite native, en général de 100 ou 200 Iso, mais on peut l’augmenter en amplifiant le signal électrique qu’il transmet lorsqu’il reçoit de la lumière. Le problème, c’est qu’en faisant cela, on amplifie aussi le bruit numérique qui est un parasite de ce signal. Le résultat apparaît dans les images sous la forme d’un grain appelé bruit numérique. Il se manifeste par des petites taches colorées, surtout visibles dans les aplats de couleurs et les zones d’ombre. La qualité de l’image en pâtit ainsi que la fidélité des couleurs.
Les constructeurs parviennent à corriger ce bruit par un traitement du processeur de l’appareil photo. Cette correction est parfois trop brutale et, en éliminant le bruit, le processeur lisse trop l’image, lui donnant un aspect de peinture aquarelle qui gomme nombre de petits détails.
 
Le stabilisateur
Pour compenser les petits mouvements de la main lorsqu’on prend une photo, les appareils photo sont souvent équipés d’un stabilisateur d’image. Grâce à lui, il devient possible de prendre des clichés nets avec des temps d’exposition longs comme si l’appareil était sur un pied. Un stabilisateur est très important avec un téléobjectif quand le moindre tremblement peut faire dévier le cadrage de plusieurs dizaines de centimètres. Le stabilisateur peut être optique, c’est une lentille ou un groupe de lentilles qui bougent au coeur de l’objectif pour compenser le mouvement de la main ; ou mécanique, c’est alors le capteur CCD monté sur un plateau mobile qui bouge.
Attention, il y a de plus en plus d’appareils avec des stabilisateurs numériques. Ce qui n’a rien à voir avec un vrai stabilisateur. Cette mention décrit un mode qui augmente automatiquement la sensibilité Iso pour réduire le temps de pose et donc le risque de flou. C’est efficace, mais uniquement lorsque l’appareil gère bien les hautes sensibilités, ce qui n’est pas souvent le cas. Pour en savoir plus, lisez notre explication détaillée dans Micro Hebdo n° 518, page 54.
Le zoom
Un zoom, c’est un objectif à focale variable. On indique en x le rapport entre la focale disponible la plus courte (le grand-angle) et celle qui est la plus longue (le téléobjectif). Un appareil avec un zoom 36-180 mm dispose ainsi d’une amplitude focale, ou d’un grossissement, de 5 x (180/36 = 5).
 Attention à bien différencier le zoom optique du zoom numérique. Le zoom numérique effectue un simple recadrage du centre de l’image. La qualité de la photo est alors souvent dégradée. Notez de toute façon que, si besoin, cette opération de recadrage peut être effectuée à l’aide de la plupart des logiciels de retouche d’images et avec une qualité bien plus grande.